Expositions, symposiums et programmes de performances, 2018–26
—Passages, la série de conférences artistes/designers de la RCA, a été inaugurée lors de notre fin de semaine de l’AGA 2018 à la Galerie d’art d’Ottawa. Passages 2.0 s’est tenu l’année suivante au centre d’art Agnes Etherington. À partir de 2020, après l’arrivée de la Covid, Passages est passé à la livraison en ligne. L’intention de Passage est de célébrer certains courants de l’art et de l’architecture progressistes, aussi difficiles soit-ils à localiser. Les conférenciers à ce jour ont été Mary Anne Barkhouse, Michael Belmore, Deanna Bowen, Todd Colbourne, Luc Courchesne, Rosalie Favell, Blake Gopnik, Mitchell Hall, Kevin King, Roger Michel, Gordon Monahan, Marina Roy, Annie Thibault, Henk van Assen, Dr Zainub Verjee et Jinny Yu.
—Matière : Cal Lane & Jennifer Small (2026)
Une exposition extraordinaire de miniatures, de « ready-mades » à la Duchamp et de grandes sculptures en acier des sculpteurs canadiens contemporains Cal Lane et Jennifer Small. L’exposition poursuit notre série d’expositions individuelles à deux dans l’espace Upper Gallery, commencée en 2022.
L’artiste Josef Albers a codifié le mot « matière » au Bauhaus dans les années 1920 où, comme l’a écrit Fritz Horstman, son projet d’enseignement « matière » « abordait les capacités haptiques et phénoménologiques de l’étudiant par des manipulations et combinaisons très simples de matériaux. » Bien que l’expression de la matérialité soit un élément caractéristique du travail de Small et Lane, faire preuve d’une sensibilité aux matériaux seule ne garantit pas le succès de leur travail. C’est simplement le portail exquis par lequel la métaphore et la satire entrent en jeu. Voyez la brochure ici.
3 au 16 juillet 2026 Heures : 10 h à 16 h, fermé le dimanche Académie royale des arts du Canada
50 Sussex Drive
Ottawa, ON K1M 2K1
—Texte lourd : L’art du design typographique par Nick Shinn
L’exposition Text Heavy : The Art of Type Design de Nick Shinn, organisée par les graphistes Robert Tombs et Henk van Assen, présente le travail de design typographique de Nick Shinn, RCA, né au Royaume-Uni et basé au Canada, à l’Académie royale des arts du Canada. Il comprend une sélection de designs de polices exprimés dans des textes imprimés, des photographies, des vidéos et des textiles par Shinn. De plus, des affiches en format Welt utilisant exclusivement le texte de l’affiche de l’exposition ont été commandées à douze graphistes canadiens et internationaux pour suggérer le processus d’utilisation des caractères dans lequel le designer crée et vend des polices, sans toutefois avoir d’influence sur leur utilisation par des tiers. Ces designers sont Derwyn Goodall (Canada), Bob Beck (États-Unis/Canada), Udo Schliemann (Allemagne/Canada), Kyung Park (Corée du Sud/Canada), Alice Chung, Karen Hsu, Julie Cho et Nick Massarelli (États-Unis), Luiza Dale (Brésil/États-Unis), Lobbin Liu (Chine/États-Unis), Tomas Hlava, Tchéquie/États-Unis), Henk van Assen (Pays-Bas/États-Unis), Sulki et Min, et Kyungsun Kym (Corée du Sud), ainsi que Frida Medrano (Mexique). L’exposition comprend également douze bannières à jet d’encre dessinées par Shinn suspendues aux fermes de toit, chacune proclamant un slogan ou une citation dans une seule police Shinntype. Bien que complète et autoréférentielle, l’exposition reconnaissait implicitement plusieurs inventions clés sur lesquelles repose le concepteur contemporain, notamment le caractère mobile de Johannes Gutenberg — qui fonctionnait avec une presse à vis à vin adaptée (1440) — et l’ordinateur Apple (1976).
Du 14 au 28 novembre 2025 Heures : 10 h à 16 h, fermé le dimanche Académie royale des arts du Canada
50 Sussex Drive
Ottawa, ON K1M 2K1
—Four Corners : le multiculturalisme dans le design graphique canadien (2025)
Le design graphique canadien a grandement bénéficié de la richesse des connaissances et de l’unicité culturelle des designers immigrants venus de l’étranger qui ont fait du Canada leur foyer. Encouragés par des programmes financés par le gouvernement dans les années 60 — des arts en général et du design en particulier — de nombreux designers nouvellement arrivés ont introduit des solutions riches et uniques, inspirées par leurs traditions nationales de design, incluant des sensibilités modernistes anglaises, néerlandaises, suisses et allemandes. Comment cette influence a-t-elle évolué? Four Corners : Le multiculturalisme chez les intervenants canadiens en design graphique sont Kyung Park (Corée du Sud), Majid Abbasi (Iran), Stüssy Tschudin (Suisse) et Udo Schliemann (Allemagne). Il y aura aussi des ateliers parallèles sur la conception de lettres coréennes en hangul, animés par Kyung Park et l’écriture persane, dirigés par Majid Abbasi. La conférence aura lieu le 18 juin (de 18 h à 21 h) et l’atelier le 21 juin (de 12 h à 16 h) à :
Goethe-Institute Toronto 100 University Avenue, 2e étage Toronto, ON M5J 1V6 Étudiant/membre RCA : 10,00 $
Entrée générale : 15,00 $
— « Nouvelles topographies » : Barry Pottle et/et Leslie Reid (2025)
Pottle se décrit comme un « photographe urbain inuk » tandis que Reid s’identifie comme « un citadin colon ». Bien que Pottle ait principalement photographié la scène urbaine, Reid s’est rendu à de nombreuses reprises dans l’Arctique canadien ces dernières années afin de créer des œuvres en peinture, photographie et vidéo. Chaque artiste créera de nouvelles œuvres qui abordent la justice sociale à travers des représentations de paysages. Dans la collection d’essais de Susan Sontag de 1977 , On Photography, elle écrit que « En nous enseignant un nouveau code visuel, les photographies modifient et élargissent nos notions de ce qui mérite d’être regardé et de ce que nous avons le droit d’observer. Ce sont une grammaire et, plus important encore, une éthique de la vision ». Les photographies incluent aussi les motivations intégrées, bien que pas nécessairement claires, de leurs créateurs, et peuvent être éditées par des retoucheurs talentueux comme ceux que Staline utilisait pour effacer les ennemis officiels, ou par Photoshop. Et bien que largement acceptées comme documents de vérité, les photographies peuvent tour à tour être des symboles de fausseté. Allant au-delà du territoire du « soi » auquel de nombreux artistes sont ancrés, Reid et Pottle, dans l’œuvre de 'New Topographies', gèrent les risques mentionnés ci-dessus pour formuler des « déclarations de responsabilité » cohérentes et éthiques sur le réchauffement climatique pour le bien commun. »
2 mars au 16 mars 2025 Heures : 10 h à 16 h, fermé le samedi Académie royale des arts du Canada
50 Sussex Drive
Ottawa, ON K1M 2K1
—Récits entrelacés : identité et lieu
Joignez-vous à nous pour une conférence approfondie d’artistes mettant en vedette Dayna Danger, Barry Pottle, Leslie Reid et Nico Williams — quatre artistes dont les pratiques offrent des méditations puissantes sur l’identité, la terre et la continuité culturelle à travers les perspectives inuites, métis-saultteaux-polonaises, anishinaabe et des colons. L’art devient un lieu à la fois de résistance et de guérison — une façon de rendre visibles les histoires et expériences souvent négligées ou effacées. Dayna Danger et Nico Williams, en particulier, abordent le genre et la sexualité à travers le prisme de la résurgence autochtone et du savoir matériel. Les portraits à grande échelle et le travail basé sur la performance de Danger centrent Two-Spirit, transgenre et non-binaire kin, utilisant des symboles issus des communautés BDSM et kink pour interroger le pouvoir, la visibilité et le consentement. Leur travail remet en question les projections coloniales et affirme des identités complexes et incarnées à travers des méthodes collaboratives basées sur les processus. Williams, dont la pratique sculpturale des perles est à la fois contemporaine et centrée sur la communauté, transforme l’abstraction géométrique en un lieu de continuité culturelle et d’innovation. Actif dans les réseaux et la pédagogie autochtones urbains, son travail fait le lien entre le savoir traditionnel et la forme de pointe, souvent en dialogue avec les pratiques collectives et l’espace public. Organisé par l’administratrice/conservatrice du RCA, Sonia Bazar.
27 septembre 2025, de 13 h à 16 h
Académie royale des arts du Canada, 50 Sussex Drive
Ottawa, ON K1M 2K1
Billets : 10 $
—pasapkedjiwanong : Mary Anne Barkhouse & Olivia Whetung (2024)
pasapkedjiwanong est une exposition à deux de nouvelles œuvres de Mary Anne Barkhouse et Olivia Whetung, qui sont exposées de façon provocante dans la Upper Gallery, surplombant la confluence des rivières Rideau, Gatineau et Ottawa, adjacentes à la cascade des chutes Rideau qui se jettent dans la rivière des Outaouais. En tant que titre, « pasapkedjiwanong » (anishinàbemowin pour « la rivière qui passe entre les rochers ») suggère la turbulence, ainsi que la beauté, de l’histoire de la région. Les œuvres de cette exposition répondent aux dommages causés aux terres autochtones par l’industrie, l’extraction et le colonialisme. La destruction des ressources naturelles telles que la faune et le bois, par la colonisation des voies navigables par les colons — comme la construction de canaux et de barrages — a eu de graves conséquences sur la capacité des Autochtones à se maintenir dans un paysage dévasté. De plus, les marais et forêts qui nourrissent la biodiversité ont été ravagés. Utilisant une imagerie de plantes indigènes, d’animaux non humains, de forêts et de zones humides, les œuvres de cette exposition explorent les thèmes du deuil et de la résilience à la suite de cette dévastation, ainsi que la persistance de la nature sauvage. Le catalogue de l’exposition comprend un essai de la Dre Carmen Robertson, professeure écossais-lakota d’histoire de l’art à l’Université Carleton. Mary Anne Barkhouse est membre de la Première Nation 'Namgis d’Alert Bay, en Colombie-Britannique, et citoyenne de la Nation Kwakwaka’wakw. Olivia Whetung est membre de la Première Nation Curve Lake et citoyenne de la Nation Nishnaabeg. La RCA remercie les artistes et la Dre Carmen Robertson pour leur participation, ainsi que la Galerie d’art de Peterborough, la Société géographique royale du Canada et la Fondation Crabtree pour leur soutien.
12 novembre au 24 novembre 2024 Heures : 10 h à 16 h, fermé le dimanche Académie royale des arts du Canada
50 Sussex Drive
Ottawa, ON K1M 2K1
—Bill Coleman et Gordon Monahan : Le son de l’esprit et du corps (2024)
Présentée avec DARC et l’École de musique de l’Université Carleton, cette performance a utilisé la technologie de détection des ondes cérébrales pour produire son, musique et mouvement dans une performance extraordinaire dans le sanctuaire restauré du Centre Carleton Dominion-Chalmers, à Ottawa. Cette collaboration de Bill Coleman et Gordon Monahan utilise des concepts d’interface cérébrale humain-ordinateur pour manipuler et produire de la musique, du son et de l’éclairage en temps réel, intégrés à la danse, à la performance corporelle et au slapstick. Une interface EEG portée par le danseur-chorégraphe Coleman envoie des données en temps réel à plusieurs correctifs logiciels Max/MSP. Alors que Coleman traverse divers états de concentration mentale et physique et de mouvement, il est capable de produire et de contrôler des ondes alpha-cérébrales tout en dansant. Il utilise ces ondes alpha en combinaison avec les manipulations logicielles de Monahan, pour produire diverses réponses dans des instruments de musique comme le piano et les percussions, pour contrôler l’estompement des lumières de scène, et pour contrôler la spatialisation sonore et le traitement audio, le tout en temps réel. Monahan contrôle simultanément plusieurs correctifs logiciels Max/MSP sur scène qui exploitent les signaux cérébraux de Coleman pour sculpter les ondes sonores, la lumière, la composition instrumentale et les actions cinétiques en une œuvre multimédia de plus en plus superposée.
Note historique : Cette œuvre s’inscrit dans la tradition de la composition musicale par ondes cérébrales pionnière d’Alvin Lucier, David Rosenboom, Richard Teitelbaum et d’autres, à partir des années 1960. En fait, l’histoire des ondes cérébrales et de la reproduction sonore remonte à 1928, lorsque le scientifique britannique Edgar Adrian (1889–1977) fut le premier à sonifier avec succès les ondes cérébrales humaines (EEG) lors d’expériences en laboratoire.
—art+langue : Design graphique contemporain coréen, Centre culturel coréen Canada (2023)
Le RCA a été sélectionné par un processus de jury pour présenter l’exposition art+langue : Design graphique contemporain coréen au Centre culturel coréen du Canada à Ottawa, du 10 novembre 2022 au 10 janvier 2023. Cette exposition présentait les œuvres des artistes/designers Kyungsun Kymn, Kyung Park, YuJune Park, Sulki & Min et Yongje Lee, et présentait une gamme d’œuvres exemplaires en vidéo et vidéo générative, installations, conception de livres et d’affiches, impression typographique, conception de sites web et conception de polices Hangeul. L’hybridité conceptuelle exprimée dans ces œuvres, qui est simultanément influencée par les traditions orientales et occidentales, contribue à ce que la Corée du Sud possède aujourd’hui l’une des traditions nationales de design graphique les plus vitales. Cette exposition a été organisée par le professeur WonJoon Chung (Université Carleton), le professeur Henk van Assen (Université Yale) et Robert Tombs (RCA). Le RCA remercie le Centre culturel coréen du Canada pour sa collaboration sur ce projet.
> Voyez l’affiche ici.
—Marina Roy, Jinny Yu et l’objet peint,
Académie royale des arts du Canada (2023)
Cette exposition comprenait deux œuvres peintes — des artistes contemporaines Marina Roy et Jinny Yu — qui utilisent chacune la peinture parmi une variété de médiums artistiques au sein de pratiques d’atelier uniques. En tant que réactions nouvellement créées à l’extraordinaire promontoire en calcaire, grès et schiste sur lequel se trouve l’espace moderniste blanc de la Upper Gallery — surplombant la confluence des rivières Rideau, Gatineau et Ottawa — et avec une appréciation des histoires mêlées de ses occupants autochtones et colons, chaque artiste a fait référence aux nombreuses intrusions coloniales dans le territoire ancestral non cédé de la nation anishinabe algonquine qui ont commencé au début des années 1600. Les dialogues continus de Roy et Yu avec la peinture, qu’ils soient abstraits ou représentatifs, incluent des références à la matière, au processus, à l’identité et à l’Anthropocène. C’était la première exposition de Roy et Yu ensemble.
> Voyez l’affiche ici.
—Stations fantômes : Amanda Dawn Christie, Thaddeus Holownia & Radio Canada International, Académie royale des arts du Canada (2022)
Cette exposition comprenait plusieurs œuvres, dont une installation sonore, des images fixes numériques et un film d’Amanda Dawn Christie, Spectres of Shortwave/Ombres des ondes courtes (2016), ainsi qu’un portfolio de photographies de contact en gélatine argentée au format caméra de banquet par Thaddeus Holownia, The Radio Canada International Portfolio 1977–2006. Il documentait, en images fixes et en mouvement, des aspects des 13 tours à ondes courtes aujourd’hui démolies de l’installation de Radio-Canada Internationale sur les marais de Tantramar à Sackville, au Nouveau-Brunswick. Avec ces documents sur l’empreinte industrielle de la Modernité, l’exposition a positionné le travail de Christie et Holownia à une riche intersection entre l’art et l’ingénierie des télécommunications.
—Objekt : ett läsrum/a reading room/une salle de lecture, Stockholm, SE (2021)
Objekt : ett läsrum/a reading room/une salle de lecture, une exposition de 56 livres de membres de RCA et d’invités sélectionnés de Passages , a eu lieu au SUPERMARKET : Stockholm Independent Art Fair. Les participants étaient Mary Anne Barkhouse, Diane Leclair Bisson, Deanna Bowen, Jane Buyers, Ginette Caron, Amanda Dawn Christie, Sorel Cohen, Christos Dikeakos, Josée Dubeau, Pnina C. Gagnon, Adrian Göllner, Jerry Grey, Wesley Harris, Lucy Hogg, Thaddeus Holownia, Geoffrey James, Peter Krausz, Guy Lavigueur, Naoko Matsubara, Gordon Monahan, Robert Murray, Marie-Jeanne Musiol, Leslie Reid, Marina Roy, John A. Schweitzer, Nick Shinn, Michael Snow, Alan Stein, Penelope Stewart, Robert Tombs, Henk van Assen, George Weber, Andrew Wright et Jinny Yu. Nous avons également co-présenté, avec Elektronmusikstudion EMS, une performance du compositeur et artiste sonore Gordon Monahan, Boiling Water (2016). La bibliothèque de Konstfack : Université des arts, de l’artisanat et du design, Stockholm, a acquis la librairie après SUPERMARCHÉ. Voyez l’affiche ici.
—Personae : portraits autochtones et canadiens, 1861–2020, Portrait Gallery of Canada (2020)
Organisée par la RCA, Personae : Portraits Autochtones et Canadiens 1861–2020 est une exposition de portraits des artistes Wally Dion, Christine Fitzgerald, Thaddeus Holownia, Ruth Kaplan, Peter Krausz, Arnaud Maggs, William Notman, Karen Stentaford, Stephen Stober, Herbert Taylor et Robert Tombs. Tout paysage où la langue, l’identité et le territoire sont contestés dans la mesure où ils sont au Canada présente de nombreux pièges à tout conservateur qui tente de constituer un portrait de groupe représentatif. Personae, tout en négociant la corde raide proverbiale de la représentation nationale, est en fin de compte une exposition de dix artistes qui s’engagent, chacun de différentes manières, avec l’identité, l’histoire, les processus et les caprices thématiques. Le spectateur sera, espérons-le, conscient que « l’art » est une scène, et que ses performances ici, qu’elles soient graphiques ou photographiques, sont des choses qui devraient être examinées à travers un prisme critique, et même remises en question. Au-delà de cette myriade de motivations et de techniques, une question essentielle reste sans réponse : qui peut dire ce qu’est un Canadien? Après tout, nous sommes un peuple qui se définit par ce que nous ne sommes pas.
> Voyez l’exposition en ligne ici.